|
Du 22 au 26 avril 2002
25 élèves de CM2
Responsable : Madame Le Poul, professeur des écoles
Projet : Architecture et Land Art : l'espace investi
par l'homme.
Artiste : Mélanie Gentil assistée par
Alan Madec, étudiant en 4ème année
aux Beaux-Arts de Lorient
ARCHITECTURE ET LAND ART, l'espace investi
par l'homme

lundi 22 avril 2002
Jour 1
Matin
10 h30 rendez-vous au café du parc, rencontre
entre les intervenants et les enfants.
Découverte du Parc avec les enseignants
Après-midi
Repérage des pièces suivantes :
Parcours Flottant de Marta Pan
Mimi de Markus Raetz
Un cercle en Bretagne de Richard long
Mise en avant des relations formelles et spécifiques
entre la pièce et son environnement, sous forme
de croquis, les enfants se déplacent et observent
les relations qui s'établissent entre une sculpture
et le lieu choisi par l'artiste, sous différents
points de vue et angles d'observations. Les trois pièces
sont trois exemples de ce que l'on peut définir
comme étant une sculpture. Pour les pièces
de Richard Long et Markus Raetz, une appréhension
de la sculpture par le corps est proposée. Les
enfants se confrontent physiquement à la sculpture
en établissant des relations d'échelle
et de mesure par le corps. Les enfants encerclent les
pièces en se joignant les mains (Un cercle en
Bretagne), reproduisent la pose de Mimi, forment une
chaîne; des chorégraphies spontanées,
une forme d'architecture des corps se produisent.
Différentes observations découlent de
ces découvertes et appréhensions. Ils
découvrent que la lecture d'une uvre sollicite
différents points de vue, que l'uvre fonctionne
avec son environnement et que la réalisation
d'une sculpture induit un va et vient entre l'uvre
et le lieu, que la sculpture induit le lieu et vice
et versa. Enfin, les enfants tentent de répondre
à la question " qu'est-ce qu'une sculpture
? " à partir des exemples et des diversités
offerts par le parc de sculptures.
A la Bergerie, les enfants expliquent et commentent
leurs ateliers réalisés dans un espace
urbain (la ville de Vannes). Existe-t-il des points
communs entre l'espace urbain et ses aménagements
et le Domaine. Est-ce que kerguéhennec peut-être
considéré comme un espace naturel, par
opposition à l'espace urbain illustré
par la ville de Vannes.

Mardi 23 avril 2002
Jour 2
A la Bergerie, les enfants dessinent un paysage imaginaire.
Ils répondent sous forme de dessins à
la question " qu'est-ce qu 'un paysage ? Quels
sont les éléments qui constituent un paysage
? "
Dans un lieu du parc dépourvu de sculptures,
les enfants dessinent les contours du paysage, sous
la forme d'une ligne continue. Les formes du paysage
sont simplifiées. Des lignes se dégagent
et une architecture créée par le paysage
se dessine.
Ensuite, ils repèrent les vides sous forme de
croquis, des formes abstraites apparaissent. Les enfants
sortent peu à peu de la notion de vouloir "
représenter quelque chose de ressemblant et d'identifiable
à tout prix ". Les dessins des croquis présentant
les lieux sont photocopiés. Chaque enfant dispose
de plusieurs exemplaires de ce lieu schématisé,
figurant des espaces vides à aménager,
à remplir, en fonction du lieu, de sa configuration
et de ses spécificités.
Dans un premier temps, leur référence
et leur support de travail sont résumés
à ces dessins, considérés comme
un plan et leur présence sur le site. Les enfants
ne considèrent que l'aspect formel.
Puis de retour sur le lieu, après la pause "
photocopie ", les enfants repèrent les éléments
qui constituent la spécificité du lieu,
les bruits environnants, l'exposition à la lumière,
au vent, sans oublier l'univers qu'ils y projettent,
l'aspect affectif et narratif suscité par le
lieu.
Après avoir réalisé un projet
individuel, les enfants se voient attribuer , par groupe
de 5, un espace qu'ils doivent aménager, c'est-à-dire
concevoir une pièce en deux dimensions qui remplissent
la fonction de remplir les vides visualisés sur
des dessins préparatoires et de proposer une
lecture unique du lieu .
Les enfants pour la plupart sont guidés par
leur imagination et par tout l'aspect narratif inspiré
par le lieu. Des scénarios sont les premières
propositions qui émergent de ce lieu. Ils tentent
de donner une traduction plastique aux impressions ressenties
au contact du lieu ; histoire de monstres et de promenades
émergent dans leur esprit. D'autres réussissent
à se détacher de la " représentation
et de la narration ", en s'attachant aux spécificités
formelles du lieu.
Les enfants, tout au long de cet atelier ont travaillé
et ont perçu le paysage, en deux dimensions comme
un écran placé devant soi.
Les enfants expriment leurs souhaits et réalisent
les esquisses de leurs projets en soumettant leurs idées
aux 4 enfant de leur groupe afin de ne choisir qu'un
projet, qui d'individuel devient collectif. Ils argumentent
leur projet, la réalisation et la pertinence
de son intention.
Les enfants se retrouvent dans la bergerie. Chaque
groupe présente leur projet aux autres qui leur
posent des questions, leur font part de leurs doutes
quant à la pertinence ou à la possibilité
de réalisation des pièces. Une liste du
matériel est dressée par groupe. Les enfants
passent à la réalisation " in situ
" avec l'aide des enseignants et des intervenants.

Mercredi 24 avril 2002
Jour 3
Matin
Les enfants se retrouvent à la bergerie et une
discussion autour du travail de la veille commence.
La question de l'intention soumise au résultat
est soulevée. La question de savoir si la pièce
fonctionne ou pas également.
Les enfants découvrent un nouveau site : un
paysage en friche, au sol cette fois. Les enfants réalisent
des croquis du lieu, en repérant les éléments
qui le composent. Ils le dessinent " vu du haut
" sur des formats A3. Dans un second temps, ils
repèrent les formes qui le dessinent, les irrégularités
du sol, les contours des éléments qui
le composent et qui sont autant de contraintes et de
supports pour travailler.
Les enfants reviennent à la bergerie et reproduisent
les formes dégagées au sol en peinture,
ils peuvent reproduire plusieurs fois la même
forme, afin de réaliser une composition en couleurs,
de les organiser formellement sur un espace vierge (une
feuille format raisin). Une contrainte : une couleur
: une forme.
Les enfants doivent à présent aménager
le lieu en friche, à l'aide des formes déjà
existantes sur lieu. Les peinture réalisées
le matin sont là pour les aider. Chaque groupe
découvre qu'ils ne peuvent travailler qu'avec
des matériaux très limités. Ils
participent à un tirage au sort particulier :
chaque groupe est contraint de travailler d'un matériau
et matériel unique, ciseaux, carton, morceaux
de laine colorés, sacs plastiques ou aucun matériau,
dévoilé par le tirage au sort.
Les enfant réalisent leurs installations.

Jeudi 25 avril
Jour 4
Petit bilan sur ce qui a été réalisé
la veille. Les enfants découvrent que ceux qui
étaient a-priori avantagés (le groupe
qui disposait de carton) n'a pas été très
productif ni créatif et se révèle
être le groupe le moins satisfait de tous. Ceux
qui avaient de lourdes contraintes ont trouvé
de ce fait un moteur de créativité. Un
autre présente son projet sous la forme de plusieurs
étapes régies par des découvertes
apparues lors de la réalisation, qui leur ont
donné la possibilité de s'approprier le
projet, de le transformer. La réalisation les
a guidés, ils n'ont pas fait qu'exécuter
des consignes, mais ont réagi à chacune
de leurs découvertes.
Les enfants s'interrogent sur leurs déceptions,
sur la notion de " beau ou de laid ", d'adéquation
avec le lieu, de pièce qui gâche le paysage,
des relations formelles qui se sont établies
entre le lieu et la pièce, sur le " décoratif
", sur ce moment où une pièce est
terminée. Etc.
En fin de matinée, les enfants découvrent
l'exposition d'art contemporain, encadrés par
une personne du Domaine.
La suite de la visite a lieu après le déjeuner.
Après-Midi
Un point avait été fait lors de la première
journée sur les ateliers réalisés
dans un espace urbain - ateliers réalisé
avant la Classe d'Initiation Artistique-. Des ateliers
similaires sont réalisés à Kerguehennec,
afin que les enfants récoltent des matériaux
pour prolonger leurs travaux et pour confronter une
démarche réalisée dans un espace
différent, de repérer des points de rencontres
ou d'appréhender les dissemblances. Ces ateliers
(prise de son digital, de vues argentiques, film numérique,
prise d'empreintes en terre et sur papier calque, aquarelle,
dessin) sont réalisés par groupe de 5
et encadrés par les enseignants et les intervenants
qui les encadrent dans leurs expériences.
Les enfants préparent l'exposition qui aura lieu
le lendemain après-midi, juste avant leur départ.
Ils réalisent les affiches (2 à 3 enfants
par affiche ) et les cartons d'invitations (1 à
5 réalisés par enfant). Les enfants apprennent
à mettre en forme les informations à faire
figurer sur l'affiche. Quelles informations doivent
apparaître ? Qu'est-ce qu'un vernissage, à
quoi ça sert, comment ça se passe ?

Vendredi 26
Jour 5
Matin
Les enfant ont rendez-vous sur leur lieu d'exposition
(la Chapelle de la Trinité). Ils découvrent
un espace chargé d'histoire, un lieu fort qui
n'a pas forcément à voir avec les espaces
" muséaux " qu'ils ont l'habitude de
visiter. Nous faisons un point sur les pièces
à exposer. Comment les montrer et où.
Les enfants découvrent le travail d'accrochage.
De nouveau, il s'agit de prendre en compte le lieu,
les pièces exposées et le spectateur,
comment faire pour que ces trois éléments
fonctionnent ensemble. Accrochage.
Après-Midi
Bilan fait avec les enfants avec les intervenants et
les enseignants. Ils remplissent leur fiche d'évaluation.
Le buffet est monté. Les enfants accueillent
les visiteurs et répondent à leurs questions.
Départ des enfants.
|